Interview Croisée - CAIDF

Interview croisée : le cap 2025 fixé par nos dirigeants

Guillaume Vanthuyne, Président du Conseil d’Administration, et Michel Ganzin, Directeur Général du Crédit Agricole d’Ile-de-France, reviennent sur les temps forts et résultats de l’année écoulée. Ils expliquent la stratégie de long terme suivie par la Caisse Régionale, notamment son engagement d’acteur bancaire mutualiste en faveur des transitions, de l’innovation et de la proximité avec ses parties prenantes.

Engagés pour nos clients, utiles à notre territoire

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Si vous deviez retenir une réalisation du Crédit Agricole d’Ile-de-France en 2024, que choisiriez-vous ?

Guillaume Vanthuyne (G.V.)

Sans hésiter l’énergie considérable déployée dans le développement du projet d’entreprise UNIQUES, dont les hommes et femmes du Crédit Agricole d’Ile-de-France se sont saisis et ont eu à cœur de développer. Sur les aspects de gouvernance, le lancement de la nouvelle application à destination de nos 532 élus, “Tous engagés by CA IDF” apporte la preuve quotidienne des réussites et succès de notre modèle mutualiste. Elle favorise l’engagement, l’implication et la compétence de nos élus sur les enjeux environnementaux et sociétaux de leur territoire.

Michel Ganzin (M.G.)

Comme Guillaume, je retiens la première année de la mise en œuvre du projet d’entreprise UNIQUES, qui a notamment vu l’avènement du “client partagé”. Nous avons repensé l’organisation de notre réseau sous forme de grappes d’agences afin de mettre toujours plus le client au centre de notre action. Comment y arrivons-nous ? D’une part, en apportant plus de fluidité en matière de joignabilité et de proactivité, et d’autre part en recentrant nos conseillers spécialisés sur leurs cœurs de métier. Cette organisation, qui demande un important travail de coordination entre les agences, a fait l’objet d’un accompagnement renforcé des équipes tout au long de l’année. Et si j’en crois les premiers indicateurs, très prometteurs, le jeu en vaut la chandelle.

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Comment se traduit ce projet sur votre performance ?

M.G. : Nous sommes en progrès sur les principaux indicateurs de notre projet et nos résultats sont supérieurs à ceux de 2023 sur la plupart de nos marchés : acquisition et équipement des clients, assurance, crédit à la consommation... Je suis particulièrement fier que nous ayons su générer nous-mêmes de l’activité grâce à notre proactivité : elle se matérialise par un nombre accru de rendez-vous et de contacts, un traitement plus efficace des demandes et l’atteinte de notre objectif de joignabilité.
Ces performances rejaillissent sur notre Indice de Recommandation Client, en hausse sur la quasi-totalité de nos clientèles, mais aussi sur l’Indice d’Engagement et de Recommandation de nos collaborateurs, en hausse de quatre points. Enfin, sur l'aspect environnemental, notre score ESG Ethifinance (74/100, certificat EthiFinance ESG Ratings Niveau Or) a continué à progresser cette année. Alors que 2024 fût marquée par l’instabilité politique, les incertitudes économiques et un marché immobilier encore peu dynamique, ces résultats sont très encourageants. Mais nous devons avoir l’humilité de ne pas crier victoire et la volonté de confirmer cette belle dynamique en 2025 !

G.V. : L'activité de la Caisse Régionale a été riche, marquée notamment par la première action soutenue par notre nouveau fonds de mécénat Mobilité et Environnement : la renaturation de la forêt de Maubuisson dans le Val-d’Oise. Outre l’application “Tous engagés by CA IDF”, 2024 a vu la création du Comité spécialisé de l'engagement sociétal et environnemental, un temps d’échange entre les dirigeants et sept administrateurs de notre Caisse Régionale sur les enjeux, actions et directions à prendre afin de poursuivre notre montée en puissance collective en la matière.

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Nous devons être des façonneurs de territoire.

Michel Ganzin,
Directeur Général du Crédit Agricole d’Ile-de-France

Michel Ganzin
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Quelle méthode mettez-vous en place pour donner vie aux transitions sociétales et environnementales sur le territoire ?

G.V. : La méthode n’a pas changé : c’est notre utilité pour le territoire ! Avec notre livret engagé sociétaire, nous nous engageons envers nos parties prenantes en fléchant leur épargne vers des projets de financement utiles au territoire et à ses transitions. Elle soutiendra, par exemple Aurélie, une arboricultrice du Val-d’Oise qui s’engage à produire et vendre en circuit court. D’un point de vue plus macro, je poserais la question suivante : les Français ont l’un des plus hauts taux d’épargne de l’Union européenne, mais qu’en font-ils ? Et notre rôle, en tant que banque mutualiste engagée sur son territoire, n’est-il pas de leur proposer ce vers quoi peut tendre cette épargne, dans leur intérêt et celui de leur région ?

M.G : L’accompagnement de toutes les transitions, qu’elles soient des particuliers, des professionnels et des entreprises, est et sera pendant longtemps le fil rouge de notre époque. Dans cette optique, nous devons être plus que des financeurs. Nous devons être des façonneurs de territoire. Le point de bascule entre les deux est la proactivité, ce qui signifie être présents dès la genèse des projets afin de les rendre possibles. En tant que Caisse Régionale, nous avons ce rôle de banque de proximité et notre force est de pouvoir l’adosser à tous les métiers du Groupe Crédit Agricole.

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Quels besoins d’accompagnement estimez-vous les plus prégnants à l’heure actuelle ?

G.V. : Les propos de Michel me font penser à l’une de nos missions essentielles, qui est le mutualisme économique. Il consiste à fédérer nos forces sur des projets, mais aussi à être en veille constante sur les initiatives de nos territoires grâce à notre maillage d’agences et de Caisses locales. Cela nous permet de les soutenir, en propre ou par l'intermédiaire d’associations économiques comme, par exemple, le réseau France Initiative au sein duquel nos élus participent de longue date à l’attribution de prêts d’honneur à de jeunes entrepreneurs. C’est ainsi qu’année après année, nous accélérons la force de frappe du mutualisme.

M.G. : Si le soutien aux transitions est l’une de nos priorités, d’autres enjeux font l’objet d’une structuration de notre offre et de notre organisation. J’en retiendrais deux. Le premier est la santé et le bien vieillir, parce que notre population est plus âgée, les fonds publics plus rares et notre région un désert médical. C’est pourquoi nous devons aider nos clients à rester le plus longtemps possible en bonne santé à leur domicile et, lorsque cela n’est plus possible, penser des alternatives aux EHPAD. Le second est la manière dont nous accompagnons l’épargne : elle est en pleine mutation du fait de l’appétence des jeunes générations pour les actifs diversifiés et des besoins croissants en matière d’épargne longue.

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Les agriculteurs n’ont pas été épargnés cette année, comment les avez-vous accompagnés ?

G.V. : La profession agricole a effectivement souffert, les raisons géopolitiques s’ajoutant aux aléas climatiques. Qu’avons-nous fait ? Nous avons joué la carte de la proximité, ce que seule une banque aussi bien maillée sur le territoire francilien peut faire. Proactives, nos équipes ont pris contact avec les exploitants et agi rapidement dans des situations parfois tendues : on a fait du sur-mesure et cette réalité est reconnue par la profession.
Nous allons également poursuivre et amplifier le déploiement de l’outil “Trajectoires Agri”, qui consiste en un entretien approfondi avec l’agriculteur pour aborder la stratégie de son entreprise, ses projets, mais aussi ses points de fragilité. Comme disait Michel, on dépasse notre rôle de financeur : il ne s’agit plus de demander “de combien avez-vous besoin ?”, mais plutôt “comment voyez-vous l’évolution de votre métier, quelles voies de diversification envisagez-vous, quelle succession prévoyez-vous ?”. C’est faire ensemble une analyse fine et partagée afin de mieux répondre aux besoins de court et moyen terme.

M.G. : Pour les agriculteurs et chefs d’entreprise, nous sommes un partenaire qui intervient en amont, pour structurer, améliorer l’efficience, réduire l’impact carbone... Ensemble, nous parlons de sujets innovants et incroyables ! Au-delà des simples aspects de financement ou d’assurance des projets, nous lions notre Caisse Régionale aux grands enjeux d’avenir de nos territoires et de nos clients.

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Pour les jeunes, il faut une entreprise engagée !

Guillaume Vanthuyne,
Président Conseil d'Administration

Guillaume Vanthuyne
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Comment le Crédit Agricole d’Ile-de-France a-t-il cherché à améliorer sa marque employeur en 2024 ?

M.G. : Nous avons beaucoup travaillé à la compétitivité de l’entreprise sur son marché afin que les professionnels de la banque et les jeunes qui choisissent ce métier aient envie de nous rejoindre. Cela passe par deux leviers. Le premier est relatif aux conditions de travail, ce qui va de la mise en place du travail à distance dans le réseau d’agences aux nouveaux avantages pour les jeunes parents, en passant par l’exemplarité en matière de diversité et d’inclusion des personnes en situation de handicap. Le second est l’engagement : pourquoi se lève-t-on le matin et qu’est-ce qui nous motive ? Sur ce point, notre entreprise a tous les arguments en poche.

G.V. : Pour les jeunes, il faut une entreprise engagée ! Ils attendent de leurs dirigeants et managers une vision utile. Une banque mutualiste peut justement leur apporter ceci : vous voulez participer au changement et nous avons besoin de tous les talents. Et cela implique, pour tout le monde à tous les niveaux, d’être exemplaires, persévérants et efficaces.

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Quels sont vos atouts pour attirer les jeunes clients, souvent tentés par les offres des banques en ligne ?

M.G. : S’il y a une chose que j’aimerais dire aux jeunes, c’est qu’il y a bien mieux à faire que de rejoindre une néo-banque qui ne crée pas d’emploi, n’a aucune utilité pour leur territoire et leur laisse toute la charge de travail et la responsabilité derrière la promesse d’être “autonomes”. Maintenant que cela est dit, revenons à nous ! Nos clients paient leurs services bancaires, pour un profil classique, en moyenne 141,3 € par an, ce qui fait de nous la banque de réseau la moins chère de la région. Mais là n’est pas le plus important. L’important, c’est ce qu’ils ont pour ce prix : une banque mutualiste francilienne universelle, un réseau de 271 agences, un accès omnicanal où l’humain est au cœur d'une relation de confiance, et pour finir un engagement pour les grands défis des générations futures que sont l’inclusion, l’environnement et la santé. Ce n’est finalement pas cher payé, vous ne trouvez pas ?

G.V. : Les jeunes sont très pragmatiques. Ils attendent à la fois des tarifs compétitifs et du sens, ils sont en même temps consommateurs et clients. Or, les néo-banques ne parlent qu’au consommateur : comme elles font peu de promesses, elles peuvent se targuer de les tenir. Pour notre part, nous nous montrons plus ambitieux et notre promesse inclut notre territoire, nos transitions, l’humain : c’est la stratégie que nous livrons et je suis persuadé qu’elle fera la différence.

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Quelles sont vos priorités pour l’année 2025 ?

M.G. : Notre cap est clair, il ne change pas chaque année et s’inscrit dans la continuité de 2024, en le renforçant encore. Celui de faire savoir notre utilité, notre engagement et la force de notre modèle. Si ces aspects sont vécus par nos collaborateurs, ils seront par ricochet vécus par nos clients. 2025 verra donc la poursuite de la mise en œuvre de notre projet UNIQUES et l’affirmation de nos cinq états d’esprit, au premier rang desquels je place l’obsession client car elle est la clé de notre réussite.

G.V. : Je souhaite que le Crédit Agricole d’Ile-de-France soit reconnu à tous les niveaux comme une banque proche et accessible : par nos collaborateurs, par nos clients et même par ceux qui ne le sont pas encore ! Des trois valeurs du monde coopératif, que sont la responsabilité, la solidarité et la proximité, c’est cette dernière que je considère primordiale : être proches, c’est être unis, et il n’y a pas de meilleure manière de démultiplier notre projet.

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Devenir LA Banque Mutualiste Francilienne Control - CADIF

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Synthèse du Rapport Intégré 2024

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